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RÉSEAUX74 > 2005 > N°23 Avril/Mai 2005 >
Bienvenue à LinuxEdu, 3e édition ! En trois ans, LinuxEdu, Solutions libres et TICE, est devenue le rendez-vous incontournable des acteurs de l’Éducation, des Collectivités, et de tous ceux qui sont intéressés par les logiciels libres. Les trois journées de conférences, d’ateliers et d’install’party programmées ne seront pas suffisants pour explorer l’ensemble de l’offre. Mais elles vous permettront, et c’est ce que l’équipe du CRI74 souhaite, de mieux connaître cet univers si diversifié et si actif. Ce Réseaux74 inédit vous propose un avant-goût de LinuxEdu, en mettant en lumière les projets qui seront présentés et les thèmes qui seront abordés les 19, 20 et 21 mai 2005. Bonne lecture, et bonne LinuxEdu !
RÉSEAUX74 > 2005 > N°23 Avril/Mai 2005 >
Le professeur Eben Moglen dit que le succès du logiciel libre est le résultat de la possibilité d’exploiter d’extraordinaires quantités d’efforts de grande qualité, et que cette possibilité est à son tour le résultat du contexte légal dans lequel la main-d’oeuvre est mobilisée. Le logiciel libre ressource le droit d’auteur en organisant la libre diffusion du programme. Les licences de logiciels libres garantissent la liberté de partager, de modifier, de diffuser les logiciels libres, et ce pour tous les utilisateurs. La plus répandue des licences de logiciel libre est la GNU GPL. Celle-ci implémente le concept de « copyleft » qui impose certaines responsabilités si on distribue des programmes régis par la GNU GPL. Si on redistribue un programme sous GNU GPL, modifié ou non, on doit transmettre aux utilisateurs les mêmes droits. La GNU GPL crée un pot commun auquel chacun peut ajouter mais rien retirer. Défendre la GNU GPL et les auteurs de logiciels libres, par la conciliation avant la procédure, fait partie des missions de la Free Software Foundation. Président de la FSF France et délégué général de l’APRIL.
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Le pôle de compétences logiciels libres du SCEREN participe à LinuxEdu 2005, tout comme il était déjà présent aux éditions précédentes de cette manifestation. Cette « bonne habitude » traduit une fructueuse et ancienne coopération avec le CRI de Haute Savoie. Ainsi, autour de PingOO notamment, le CRI74 est lui aussi un habitué du cycle Education de Solutions Linux dont la présidence est confiée au SCEREN. Le CRI74 exposait également sur le village logiciels libres du SCEREN lors d’Educatec 2004 (ce village a connu un franc succès ainsi que les tables rondes consacrées au libre). Et il recommencera pour Educatec 2005 ! Le pôle de compétences logiciels libres du SCEREN regroupe aujourd’hui 16 CRDP [1]. Il développe et diversifie son activité, en phase avec les déploiements des logiciels libres dans le système éducatif, qui se multiplient. Il est de plus en plus sollicité par les acteurs du système éducatif et par ses partenaires, particulièrement les collectivités territoriales et les entreprises. On peut y voir le signe fort d’une reconnaissance de fait de la place qu’il occupe et du rôle qu’il joue. Afin de franchir une nouvelle étape, de prendre des initiatives nouvelles, de renforcer les aspects organisationnels, un comité de pilotage du pôle a été mis en place [2]. Les objectifs fondamentaux restent bien entendu les mêmes : fédérer toutes les initiatives et les énergies, en premier lieu - c’est bien naturel ! - celles des CRDP et du CNDP, afin de leur donner visibilité et efficacité maximales ; poursuivre, en l’étendant, l’action d’information de la communauté éducative dans un esprit de pluralisme [3] ; coordonner les actions de conseil, d’aide, d’expertise et de réalisation. Parmi les nombreuses initiatives actuelles du pôle, nous en mentionnerons trois. D’abord, la co-édition par les CRDP de Paris et de Versailles, en partenariat avec Apple, d’un cédérom Des logiciels libres pour l’école du cyle 1 au cycle 3. Ce cédérom multiplateforme (Linux, MacOSX et Windows) a reçu un très bon accueil chez les enseignants (et les collectivités locales) : tiré à 1000 exemplaires, il a été épuisé en trois semaines, et les commandes continuent à affluer ! Une deuxième édition est en cours de réalisation. Chaque logiciel est accompagné d’une fiche pédagogique proposant des utilisations ancrées dans la mise en oeuvre des programmes 2002, notamment pour le B2i [4]. Pour une bonne part ces fiches ont été réalisées dans le cadre d’animations-formations de la circonscription de Saint-Avold Sud en Moselle. Deuxième initiative, ce cédérom connaît un prolongement sur l’espace premier degré du pôle de compétences logiciels libres du SCEREN [5]. Sur cet espace, différentes rubriques proposent des ressources,des scénarios pédagogiques, des animations en lignesur les logiciels et les solutions libres. Des espaces Wikis, des forums sont prévus autour des projets intégrant le libre ou sur l’utilisation de logiciels. Il s’agit d’aider à la création de communautés de pratiques et communautés de projets autour du Libre et ainsi de favoriser les usages pédagogiques de l’ordinateur. Enfin, un projet Des solutions libres pour le primaire est en cours de développement. Entre autres, le CDDP de Haute-Savoie y participe activement. L’objectif est de faciliter l’adoption par les écoles de configurations de qualité, fiables et économiques, comme AbulEdu ou Pingoo. Un séminaire va être organisé, avec en conclusion une journée en direction des directeurs de CDDP, les IEN TICE et les collectivités locales. Samuel BOCHAREL (CDDP de Haute Savoie) Michèle DRECHSLER (IEN TICE de Moselle) [1] Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Créteil, Dijon, Lille, Limoges, Nancy-Metz, Orléans-Tours, Paris, Poitiers, Toulouse, Versailles. [2] Sont membres du comité de pilotage :
[3] Comme l’indique l’accord-cadre signé par le Ministère de l’Education nationale et l’AFUL en octobre 1998, et reconduit depuis lors. [4] http://logiciels-libres-cndp-premierdegre.ac-versailles.fr/ [5] http://logiciels-libres-cndp-premierdegre.ac-versailles.fr/
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Objet de l’atelier Une prise en main rapide d’un environnement informatique performant, économique, robuste et évolutif, utilisable dans l’enseignement des sciences physiques, et des sciences expérimentales plus généralement. Cet atelier vous permettra d’examiner et d’expérimenter le fonctionnement de matériels de mesure physique pour lesquels des pilotes existent sous licence libre. Les logiciels utilisés sont indépendants des interfaces d’acquisition utilisées, grâce à la bibliothèque libcomedi, qui assure l’abstraction du pilotage. Vous pourrez dans cet atelier réaliser une ou plusieurs expériences physiques simples, puis en traiter les résultats avec des logiciels performants, et rédiger un document scientifique de qualité en un temps record. Des clients légers pour faire des expériences Le lycée Jean Bart dispose depuis peu d’un ensemble de dix machines utilisées pour faire des expériences de physique, fonctionnant selon le principe du "client léger". Cette solution a été retenue, sur la base du cahier des charges suivant :
La commande de dix clients légers sous gnu/linux et d’un serveur adapté a été retenue, pour les motifs suivants :
Description du matériel Les dix clients sont des "compaquettes" reconditionnées. Les processeurs fonctionnent à une fréquence de 500 Mhz et la mémoire vive est de 128 méga-octets. Ils disposent d’une interface réseau compatible avec le protocole PXE (facilitant le démarrage par réseau), et de cartes graphiques de qualité moyenne. On y a laissé un disque dur de capacité 2 giga-octets. Le serveur est une tour de milieu de gamme, avec un processeur cadencé à 2,5 Mhz, une mémoire vive de 2 giga-octets, et une carte réseau rapide (gigabit), suivie d’un répartiteur (switch) qui en démultiplie la sortie vers les dix clients. Modes de fonctionnement Il y a trois modalités de démarrage prévues pour les clients :
Annexes Fournisseurs de la solution matérielle utilisée au lycée Jean Bart
Logiciels d’infrastructure
Logiciels d’application
Les logiciels utilisés plus spécifiquement pour l’acquisition de données et leur traitement sont
et leurs collègues du lycée Jean Bart (Dunkerque)
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Le centre d’expérimentation multimédia Erasme, Mission TIC du Rhône, propose aux collèges et aux écoles du département de travailler avec des artistes en résidence sur le réseau. Laclasse.com, Espace Numérique de Travail, propose une démarche fortement ancrée sur les usages. Des artistes sont en résidence sur le site et travaillent sous forme d’atelier avec les classes, en présence et surtout en ligne. Ainsi, un compositeur anime un studio de création de musique contemporaine. Toute l’année le site s’enrichit des compositions des élèves et de leur travail commun. Des rencontres ont lieu en cours de projet ainsi qu’à l’occasion d’un festival ouvert à tous. Un auteur pour la jeunesse propose l’écriture d’une histoire interactive en ligne, le cluemo. L’outil multimédia permet l’élaboration du procédé d’écriture et la mise en commun du travail. Des rencontres dans les classes ponctuent la démarche ainsi qu’une rencontre à l’occasion d’une Fête du livre. Une réalisatrice de films d’animation initie à l’image en mouvement, au scénario et à la prise de vue. Les films réalisés dans ce cadre seront projetés au public à l’occasion d’un Festival de cinéma des collèges, dans une vraie salle, sur grand écran. Un photographe anime un site d’échange de photos numériques entre les collèges du Rhône et l’Angleterre, prétexte à échanger dans les deux langues, de part et d’autre de la Manche, à partir du support visuel. Projet bilingue, culturel et artistique. L’accès à ces projets se fait via le site web. La procédure est simple et est la même pour tous. Pour participer à l’une de ces thématiques artistiques il suffit d’envoyer un courriel à thematiques@laclasse.com en précisant le thème choisi et le niveau de la classe. Après confirmation de l’inscription, un planning est envoyé aux participant indiquant les modalités du projet et la date de la formation proposée aux enseignants. Un site spécifique est développé pour chaque thématique. Il suffit pour l’enseignant de posséder un compte (gratuit) sur laclasse.com, ainsi si possible que ses élèves. Un forum permet aux participants d’un même projet de rester en contact et d’échanger. En fin d’année, chaque thématique étant liée à un événement culturel, des rencontres publiques sont organisées. L’ensemble de l’opération est accompagnée par le Centre Erasme et ses équipes et est entièrement gratuite pour l’établissement. Les classes doivent disposer d’une connexion haut débit. De plus, le centre Erasme propose une formation gratuite et met à disposition si nécessaire le matériel spécifique tel que les enregistreurs MP3, les micros, des appareils photos numériques, pour les collèges. Il prend également en charge les interventions des artistes pour tous (collèges et écoles). Centre multimédia Erasme Parc d’activités innovantes 69930 Saint-Clément-Les-Places - tél. 04 74 70 68 40
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Qu’est-ce que ZwookEdu ? ZwookEdu a été créé à partir d’un CMS (Content Management System ou plus simplement éditeur de contenu) existant, sous licence GPL : Zwook. Zwook permet de créer un site web à l’aide de modules (texte, image, forum, ...) sans connaître aucun langage de mise en page ou de programmation, et de gérer ses utilisateurs en les affectant à des groupes qui possèdent des droits de visualisation, d’édition ou de supervision. ZwookEdu adapte Zwook aux spécificités de l’éducation :
ZwookEdu et Zwook ne sont pas concurrents, bien au contraire ! Les échanges sont fructueux et les améliorations apportées à l’un des projets se retrouvent rapidement dans l’autre. Depuis le 1er mai 2005, ZwookEdu.net se consacre au développement des modules et des distributions, tandis que ZwookEdu.org est davantage axé sur les apports pédagogiques de ZwookEdu au sein d’un établissement scolaire. Dix raisons de choisir ZwookEdu :
Professeur de Mathématiques au lycée Victor Hugo (Carpentras).
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Le latin est une langue flexionnelle : les noms et les adjectifs se déclinent, générant des formes souvent très différentes de celle qui est donnée par le dictionnaire. Pendant les premières années de leur apprentissage, les latinistes ont donc besoin d’une aide lexicale précise. Collatinus est une application qui ajoute automatiquement à un texte latin la liste des mots utilisés et leur traduction française. Le professeur peut ainsi sortir facilement du choix imposé par le manuel de ses élèves. Collatinus est aussi utilisé comme aide à la lecture, comme support pour divers exercices, et pour d’autres activités, comme la généalogie. Des tests concluants montrent qu’il est très facile de l’adapter pour les autres langues européennes. Placé sous licence libre GPL, il est disponible pour toute plateforme et tout système d’exploitation. Yves Ouvrard, son auteur, présentera aussi d’autres réalisations, toutes orientées vers l’apprentissage de la langue latine. Professeur de langues anciennes à Angoulême.
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L’association Sesamath est une association de professeurs de Mathématiques. Sa vocation est de proposer des ressources gratuites pour l’enseignement des mathématiques via Internet : http://www.sesamath.net. Elle compte une cinquantaine de membres actifs et 14651 utilisateurs inscrits. Après avoir fonctionné sur le principe de la mutualisation de documents (chacun peut envoyer ses propres documents), l’association Sesamath évolue vers un fonctionnement collaboratif : les ressources sont créées par des équipes. De plus, l’association se tourne résolument vers le libre en proposant tous ses documents dans un format libre (OOo ou TeX) et sous licence GNU-FDL et ses logiciels sous la licence GPL. Sesamath soutient divers projets :
Le site sesamath.net est hébergé par le CRI74 que nous remercions chaleureusement. Sesamath, portail de l’enseignement des mathématiques.
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Interview de Brunon Coudoin, contributeur actif de GCompris
B. Coudoin : Je suis informaticien, marié et père de deux enfants. Je suis passionné par les logiciels libres et la philosophie sous jacente, l’échange, l’entraide, le partage du savoir et de la connaissance.
B.C. : GCompris regroupe sous une même interface un grand nombre d’activités, presque 70 à ce jour. Il peut être utilisé par les enfants de 2 à 10 ans, et ce dans une trentaine de langues. Il est utilisé et référencé par l’éducation nationale de nombreux pays comme l’Espagne, la France, l’Italie, la Russie, ... Pour la nature des activités, nous nous efforçons d’y intégrer des activité toujours pédagogiques, avec si possible un côté ludique. Nous faisons des efforts sur les parties graphismes mais nous n’en faisons pas une priorité. L’important pour nous est de proposer des activités qui sont bien adaptées à l’ordinateur. Nous ne cherchons pas à suivre un programme scolaire particulier (le pourrions-nous en 30 langues ?), mais nous nous focalisons sur ce que peut apporter un ordinateur lors d’un apprentissage.
B.C. : J’ai débuté ce projet il y a 5 ans exactement. Il y a eu de nombreuses contributions dans tous les domaines, développement et test bien sûr mais aussi graphisme, son et voix (dans 9 langues), les traductions (plus de 30 langues), le packaging (les distributions GNU/Linux, Mandrake, Debian, Freeduc CDROM, ...). Actuellement Yves Combe, formateur TICE à l’iufm de Montpellier, est le contributeur le plus actif. Comme on peux le voir, GCompris est un projet assez ancien et mature. L’effort pour faire de nouvelles versions et continuer sur notre lancée est résolument important. Bien sûr, les supports individuels sont les bienvenus. Un soutien officiel, de la part d’une institution du monde de l’éducation, serait appréciée.
B.C. : Vous d’abord j’espère ! Dans les faits, comme pour tous les logiciels libres, il n’est pas facile de savoir combien nous avons d’utilisateurs. Ce que je sais, c’est qu’il est utilisé par des parents comme par des enseignants. C’est important pour nous et cela nécessite de faire des compromis entre un logiciel trop professionnel et trop ludique. Côté institution, il est déployé de manière généralisée dans 2 régions espagnoles, et une troisième est en cours. Dans certains pays, comme en France, il est utilisé pour former les futur professeurs.
B.C. : Il me semble important d’enseigner des valeurs à nos enfants. Le partage du savoir et de la connaissance me semble une valeur importante. Comment expliquer que si un logiciel est utile à un élève, un professeur ne peut pas le lui donner, comme il lui donnerait un livre pour l’aider ? Comment expliquer à un professeur qu’il n’a pas le droit de modifier le logiciel pour qu’il corresponde au mieux à l’enseignement qu’il désire mettre en place ? Comment expliquer à un enseignant, que ni lui ni ses élèves ne peuvent étudier le fonctionnement du logiciel qu’ils utilisent (c’est comme interdire l’étude de texte) ? C’est à terme nous condamner à l’ignorance où seule une minorité, quelques sociétés monopolistiques, auront le droit et la connaissance pour écrire des logiciels. Pour prendre un exemple courant, en apprenant Microsoft Word aux enfants, certes on leur apprend à utiliser le traitement de texte le plus utilisé, mais on fait surtout, aux frais du contribuable, le travail de formation et de conditionnement de Microsoft. Or le travail de l’éducation nationale est bien de donner les clés du savoir, pas des réponses toutes faites. En apprenant un traitement de texte aux enfants et en s’appuyant pour cela sur un logiciel libre comme Abiword ou OpenOffice.org, on leur donne une véritable culture pour comprendre la logique de cet outil. Ensuite ils pourront appliquer leur savoir sur le traitement de texte de leur choix.
B.C. : Certes les enfants ne vont pas s’en apercevoir seuls, et cette notion parait diffuse aussi chez certains adultes. Les logiciels libres sont en général accompagnés d’explications par ceux qui les promeuvent et les installent. J’espère que ces explications sont par la suite transmises aux enfants. Cela devrait faire contrepoids face aux pressions des majors du disques par exemple, qui eux condamnent les enfants coupables à leurs yeux de partager la musique qu’ils aiment.
Ofset est une association de droit française avec une vocation internationale dans le domaine du logiciel libre éducatif. Partant du constat que pour éduquer librement, il faut aussi des outils libres, de nombreuses personnes oeœuvrant dans ce domaine se sont regroupées. Une des créations les plus importantes d’Ofset est le Freeduc CDROM qui regroupe sur un CDROM vif une compilation des meilleurs logiciels éducatifs. Ofset nous permet de concentrer des financements pour mettre en place et mener à bien des projets qui nécessitent une organisation.
B.C. : Le mieux est d’utiliser la version livrée avec votre distribution
GNU/Linux comme par exemple en ligne de commande :
B.C. : Nous travaillons régulièrement au développement de nouvelles activités,
mais nous avons aussi des projets structurels plus importants. En ce
moment nous commençons à travailler sur la partie profil, rapport et
édition qui permettront aux enseignants d’exploiter plus simplement et
plus finement la richesse de GCompris. Gcompris, logiciel éducatif aux activités variées.
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L’application des données scientifiques couplées avec des textures graphiques de hautes résolutions font de Célestia le meilleur moyen de voyager virtuellement et en temps réel à travers l’espace qui nous entoure, jusqu’aux limites de la connaissance actuelle. L’ergonomie étudiée et intuitive ainsi que la manipulation des objets et du temps nous permettent d’apprécier ce que l’oeil humain, même doté d’appareil de vision hautement technique, ne pourra jamais voir. Célestia, logiciel libre fonctionnant sous plusieurs plates-formes, peut être accompagné de données supplémentaires, les fameux addons, qui ajoutent à la configuration de base de Célestia un nombre important de données scientifiques exploitables (galaxies, nébuleuses, animations, base de données d’étoiles, images de hautes résolutions ainsi que calques additifs pour textures supplémentaires de corps célestes...). Un ensemble de scripts a été "francisé" au début de l’année 2005...
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À l’heure où l’ère industrielle cède la place à la société informationnelle et où l’hégémonie de la production de matières ou d’énergies est remplacée par celle de connaissances, les moyens de contrôle des forces productives évoluent vers une tentative d’accaparation de ces connaissances. Dans ce contexte, les brevets logiciels sont une arme dangereuse permettant de réaliser cette privatisation du capital cognitif commun. En effet, on peut considérer le logiciel comme un nouveau type de langage permettant d’exprimer et de mettre en œuvre des méthodes intellectuelles, commerciales, médicales, éducatives, etc. Dès lors, accorder des droits de monopoles sur les abstractions sous-jacentes à un logiciel constitue une voie privilégiée vers l’appropriation des savoirs-faire, connaissances et idées. C’est justement cette extension illimitée du domaine de la brevetabilité que s’empressent de promouvoir ceux qui craignent que la libre circulation des idées ne vienne entamer leur domination sur la société informationnelle. Vice-président et représentant en France de la FFII
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