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RÉSEAUX74 > 2002 > N°14 Décembre 2002 >
Mais pour le moment, les TIC ont encore besoin d’être comprises et appréhendées. Et c’est pour construire une culture qui les intègre pleinement que le CRI accompagne depuis près de huit ans les organismes publics de la Haute-Savoie dans leur apprentissage. Environ 1000 journées.hommes de formation ont ainsi été dispensées en 2002, sur des thèmes adaptés aux besoins et aux niveaux de connaissance des stagiaires. En 2002, ce sont également plus de 25000 utilisateurs qui sont passés par le CRI pour relever leur boîte aux lettres ou pour naviguer sur le web, parfois sans même percevoir son existence ! Pourtant, si ces utilisateurs n’ont jamais connu de problèmes de sécurité, ou s’ils sont certains d’avoir une connexion permanente et fiable, c’est parce que le CRI n’est pas un FAI comme les autres. Il apporte ses compétences en matière de connectique, d’accès, de sécurité ou de développement, et surtout il fait évoluer ces compétences en fonction des besoins. Il est normal qu’après huit ans de proximité et d’échanges, le CRI ait une excellente connaissance des attentes de ses usagers. EdRes 74 ou PingOO IGWan en témoignent ; les efforts de communication et d’information engagés récemment par le CRI également, puisqu’ils traduisent la volonté d’améliorer encore les services proposés.
RÉSEAUX74 > 2002 > N°14 Décembre 2002 >
Dans sa démarche volontariste d’aménagement du territoire et de développement économique, le département de la Haute-Savoie a décidé d’initier une expérimentation de réseau à haut débit par voie hertzienne. Les enjeux liés au développement des Technologies de l’Information et de la Communication (enjeux sociaux, économiques, culturels) ont révélé la nécessité de trouver une solution au manque actuel d’offres alternatives. Parce que le département n’est pas assez attractif aux yeux d’éventuels opérateurs alternatifs (population peu dense, répartie de manière trop inégale sur un territoire au relief accidenté), la Haute-Savoie s’engage dans une expérience dont les résultats devraient la guider dans la mise en place d’un réseau de données à haut débit basé sur la technologie hertzienne. La technologie hertzienne ne viendra qu’en complémentarité des autres techniques existantes (fibre optique, câble, ...), et a été retenue en raison de sa capacité à s’adapter à un moindre coût au relief et à la démographie du département. Une expérimentation dans un premier temps est nécessaire pour valider complètement cette technologie, mais aussi pour valider un modèle économique attractif pour un éventuel opérateur, et déclencher la concurrence nécessaire au développement de services et d’offres attrayants. Enfin, cette expérience devra valider les usages faits du haut débit. Maître d’oeuvre du projet et logiquement retenu comme tête de réseau en raison de la proximité du CERN, le CRI s’est donné 3 ans pour valider ces points essentiels de l’expérimentation. Si cette période de test s’avère concluante, un déploiement sur le reste du territoire sera alors envisagé. Cécile BLONAY,
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L’accès aux Technologies de l’Information et de la Communication a un prix, et les offres de forfaits avantageux qui fleurissent plus particulièrement depuis l’arrivée de l’ADSL sont intéressantes à bien des niveaux : augmentation des débits, coûts forfaitaires pour des temps de connexion illimités, sont autant d’arguments qui incitent les utilisateurs à privilégier l’aspect économique aux dépends de la sécurité. En effet, les dangers potentiels liés à ces types de forfaits sont trop souvent occultés, et les économies réalisées peuvent se révéler bien négligeables comparées aux dépenses liées aux problèmes de sécurité. Si les plus connus sont les dysfonctionnements, même mineurs, mais occasionnant une perte de temps onéreuse, les intrusions, dégradations ou destructions totales des fichiers constituent, en plus des coûts induits par les opérations nécessaires pour réparer les dégâts, une atteinte insupportable à la liberté de chacun. C’est pour résoudre vos exigences budgétaires tout en continuant à vous garantir un service sans failles sécuritaires, que le CRI a développé un PingOO routeur sécurisé spécialement adapté à l’ADSL. Cécile BLONAY,
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UN NOUVEAU TYPE DE ROUTEUR POUR PINGOOPingOO IGWan - Internet Gateway to Wan (Routeur ADSL, VPN et Firewall) est né d’une forte demande de nos utilisateurs qui désiraient avoir des connexions rapides et une meilleure maîtrise des coûts de connexion. Pour répondre complètement à cette demande, le CRI a développé une solution, encore en phase expérimentale, fondée entièrement sur des logiciels libres et des standards ouverts. QU’EST CE QUE L’ADSL ?La technologie ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line) permet de faire transiter sur une simple ligne téléphonique des données numériques avec un débit pouvant atteindre le Mbits/s (1 000 000 de bits/s), voire plus dans un avenir proche, et dans la mesure où la ligne ne dépasse pas 6 km. Cette limite en distance ne permet pas de distribuer l’ADSL à l’intégralité de la population. Actuellement 80 % de la population pourrait bénéficier d’une couverture ADSL (contre 60 % uniquement en Haute-Savoie). L’ADSL utilise un principe asymétrique pour le transfert des données. En effet, le débit pour la voie descendante (ce que vous récupérez depuis l’extérieur) est plus important que celui de la voie montante (ce que vous envoyez vers l’extérieur). Les débits actuellement commercialisés sont :
Outre le débit qui est nettement plus important qu’une connexion RTC (avec un modem classique à la norme V90 nous avons des débits en voie montante de 33,6 kbits/s et en voie descendante de 56 kbits/s) ou qu’une connexion RNIS (en voie montante ou descendante : 64 kbits/s), l’ADSL a la particularité d’avoir une tarification de type forfaitaire (connexion illimitée) et ce quel que soit le nombre de données transférées (pas de surcoût en cas de gros transferts). L’usager est à même de prévoir ses coûts de connexion à l’avance et cela évite les mauvaises surprises à la reception de la facture téléphonique. Dans une offre ADSL nous avons deux acteurs. Le premier est le "fournisseur de connexion", celui qui va vous permettre de vous relier "physiquement" au réseau. Aujourd’hui en France, il n’en existe qu’un seul et c’est France Télécom. Le deuxième est le fournisseur d’accès Internet (FAI), qui vous permet d’accéder à Internet et vous offre différents services, tels que la messagerie ou de l’hébergement web. Il en existe plusieurs mais ils ne sont pas forcément présents partout. ADSL ET LA SÉCURITÉLe fait de se connecter à Internet quelle que soit la méthode, entraîne des risques de piratage de sa propre machine. En vous connectant, votre FAI vous affecte une adresse qui rend votre machine visible du monde entier. Dans une connexion classique (RTC ou RNIS), le problème se pose moins puisqu’en général, vous restez connecté moins longtemps et à un débit assez bas. Par contre l’aspect forfaitaire de l’ADSL (on reste connecté très longtemps voire en permanence) et son débit (votre machine peut répondre plus vite aux requêtes) attire fortement les pirates. Très peu de personnes se soucient de la sécurité de leur machine, pourtant par défaut la majorité d’entre elles ne sont pas sécurisées. Que ce soit le mot de passe administrateur qui n’existe pas ou des failles de sécurité des services qui tournent dessus, personne n’est réellement conscient des risques, tant qu’il n’a pas été victime d’une agression. Les pirates cherchent des failles de sécurité pour s’introduire sur la machine. Dans le meilleur des cas, seules des données confidentielles peuvent être lues (ses messages, son compte en banque, ses photos ou vidéos personnelles), mais il y a des scenarii plus graves, comme la possibilité au pirate de modifier les fichiers, d’y introduire des virus, de supprimer les données, ou d’utiliser la machine pour aller pirater une machine plus importante à ses yeux et d’en faire porter la responsabilité au "piraté". VPN & FIREWALLPour remédier aux problèmes de sécurité, nos avons mis en place dans notre solution un Firewall (pare-feu). Cet outil permet de filtrer les éventuelles attaques venant de l’extérieur. Afin de relier le réseau de l’établissement au réseau du CRI, et ce de manière sécurisée et confidentielle, nous avons mis en place ce que l’on appelle un VPN (Virtual Private Network, Réseau Privé Virtuel). D’ordinaire, pour relier deux réseaux distants et y faire transiter des données qui peuvent être confidentielles, on utilise des liaisons spé-cialisées, des liaisons RNIS ou d’autres technologies. Dans le cas d’une connexion ADSL, le seul moyen de faire la même chose est d’utiliser un VPN parce que le seul lien qui existe entre les deux réseaux, est le réseau Internet. Toutes les données à destination du réseau du CRI sont cryptées par le routeur PingOO IGWan et décryptées par le serveur VPN au CRI (voir schéma ci-dessous). Aucune distinction n’est faite quant au type de données, le cryptage est fait "à la volée", le seul critère de sélection correspond à l’adresse de destination des données et non à leur contenu. ![]() Le cryptage utilise le principe de clés asymétriques, avec une clé publique (connue de tous) qui permet de crypter des données, et une clé privée (connue par le serveur VPN ou le PingOO IGWan) qui permet le décryptage. A l’installation du routeur, nous faisons un échange de clés publiques pour que les deux machines puissent crypter avec la clé publique de l’autre. EXPÉRIMENTATIONL’expérimentation a débuté le 16 octobre avec un seul établissement, et elle continue avec une dizaine d’établissements jusqu’à fin 2002. Les premiers retours que nous avons eus sont très satisfaisants, aussi bien sur la rapidité de la connexion, qu’au point de vue de la liaison virtuelle avec le CRI. DÉPLOIEMENTAfin de satisfaire un maximum d’établissements, le CRI a travaillé sur un processus d’installation rapide des routeurs. Le déploiement officiel débutera en janvier 2003. Sébastien DELCROIX,
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ARCHITECTURE ET TECHNOLOGIE RESEAU ADOPTEESEn utilisant des technologies courantes en terme de réseaux locaux (réseau cuivre non-coaxial ou fibre optique à 10, 100 voire 1000 Mbits/s => connexion "en étoile" des postes sur des éléments centraux), lorsque l’on cherche une architecture (on parle aussi de topologie) à adopter pour pallier à tout problème de panne, on pourrait penser qu’il suffit de relier chaque équipement de concentration (hub) ou de commutation (switch) du réseau à l’ensemble des autres équipements constitutifs du réseau (voir schéma 1). Cette solution qui semble sans reproche comporte pourtant des imperfections notables : le nombre de ports utilisés sur chaque équipement uniquement pour le relier aux autres peut rapidement devenir énorme lorsqu’on atteint une taille et une compléxité du réseau importantes (pour 5 switchs, cela bloque déjà 4 ports...). De plus, le nombre de chemins possibles entre un point A et un point B est tellement important qu’il est source de complications (il faut que ce chemin soit le plus efficace, que tous les équipements du réseau se mettent d’accord pour savoir par où faire transiter les informations). Et dans un tel choix, on va se rendre compte qu’une grande partie des liens inter-équipements est tout simplement inutile. redondance maximum sur un réseau local (solution qui ne sera jamais retenue) ![]() On trouve principalement deux topologies qui peuvent être appliquées pour offrir une redondance au niveau réseau. La première consiste à utiliser 2 switchs fédérateurs sur lesquels seront raccordés par 2 liens chacun des autres commutateurs du réseau (voir schéma 2). On a ainsi une forte sécurité sur les pannes éventuelles mais l’inconvénient majeur est la nécessité d’avoir malgré tout un nombre important de liaisons inter-switchs qui peut être un facteur important lorsque les bâtiments n’offrent pas suffisamment de liaisons à travers le précablage (n’oublions pas que les switchs peuvent être séparés par des étages, voire passer sous des cours, des parkings sous lesquels on ne dispose pas toujours de plusieurs liens). redondance sur un réseau local avec 2 switchs fédérateurs (ici Switch1 et Switch2) ![]() La deuxième solution (qui peut aussi être choisie en complément de la première citée précédemment, un mixage des 2 topologies est possible) consiste à mettre en place une boucle entre les différents équipements du réseau. En effet, à travers une boucle, pour aller d’un point à un autre, on a toujours deux chemins possibles à un instant "t". Dans le cas où une coupure surviendrait dans la boucle, il semblerait normal que tout le trafic réseau soit redirigé par le chemin encore valide. Dans un cas de figure mettant en scène 5 switchs (commutateurs Ethernet) reliés en boucle, un fonctionnement "normal" fera transiter les informations entre une machine A et une machine B par un chemin (en général le plus court ou le plus rapide, voir schéma 3) et en cas de coupure de cette liaison "prioritaire", c’est l’autre partie de la boucle qui sera mise à contribution (voir schéma 4). fonctionnement normal sur une boucle établie à l’intérieur d’un réseau local ![]() Fonctionnement de secours en cas de problème sur la boucle ![]() Ce dispositif qui semble assez évident dans la théorie n’est pas toujours facile à mettre en place dans la pratique et certaines précautions devront être suivies :
Un grand nombre de technologies et notions abordées ici brièvement (mais aussi celles qui ont été volontairement écartées), étant particulièrement complexes, pourront faire l’objet d’un ou de plusieurs articles dans les prochains numéros de Rése@ux.74 tant le sujet est complexe et vaste. Joël GOLLIET,
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